Decathlon cobra 700

Mon Cobra 700 est difficile à catégoriser dans ma collection. Il est plus moderne et plus lourd que tous mes autres vélos, il n’est pas vraiment rare ni haut de gamme, et il n’est pas non plus dans un état irréprochable. Alors… qu’a-t-il pour lui ?
Justement : il n’a pas besoin d’être “parfait” pour être indispensable.

D’abord, c’est mon tout premier vélo full Campagnolo, en l’occurrence en Mirage. Le triple plateau ne me sert pas beaucoup, mais c’est une sécurité quand ça commence à monter. Et surtout, il a ce gros avantage qui change la façon de rouler : les fameuses manettes au guidon. Elles permettent d’adapter très facilement les braquets et, surtout, elles permettent de rester sur les cocottes. Pour moi, c’est une position “aéro”, comme sur des prolongateurs : ça file, c’est naturel, et ça colle parfaitement à l’esprit de ce vélo.

Le poste de pilotage y est pour beaucoup : le cintre en 38 me fait gagner pas mal de watts, et la potence en 80 me permet d’être bien allongé. Le cadre en Columbus Thron est similaire à ceux qu’utilisait l’équipe AG2R au début des années 90… sauf qu’ici, ce n’est que trois tubes, et ça impacte le poids : 10,5 kg. On ne va pas se le cacher, c’est très voire trop lourd pour un vélo. Mais je n’ai pas besoin qu’il soit polyvalent : entre les Cosmic et les Shamal, inutile de penser aller faire des cols. Celui-là, c’est le roulant, le plat, le faux-plat, la vitesse tenue.

Sur ce vélo, tout est d’origine, excepté la guidoline Deda. Il a une tige de selle Campagnolo et des pédales aéro Shimano. Et en vérité, c’est là qu’il me séduit vraiment : sa peinture et sa vitesse sur le plat en font mon vélo à tout faire… du moment qu’il n’y a pas de dénivelé. Je déplore d’ailleurs le fait que ces vélos Décathlon, de très bonne facture en réalité, se cèdent à des prix déraisonnablement bas : ils ont tout d’un Bianchi L light alloy milieu de gamme, mais à cause de leur autocollant Décathlon, ils sont bradés.

Enfin, comme il n’a pas beaucoup de pièces en acier brut ou en chrome, il me sert aussi lors des sorties pluvieuses. En bref, il fait tout ce que ferait un vélo moderne : fiable, pratique, rapide sur le roulant avec ce petit charme des années 90 en plus.


Cycles Raymond