BACO La Maison du vélo 531 3/10 1984

La description de celui-ci est très simple : c’est MON vélo. Léger, en Super Record, sur mesure, à ma taille… et il peut même se vanter d’avoir un petit penchant aérodynamique.

BACO est un cadreur parisien des années 80. Mon exemplaire correspond à ce qui se faisait de mieux chez eux : Reynolds 531 3/10 compétition, reconnaissable à l’étiquette rouge, et un montage haut de gamme autour du Super Record. Il ne s’agit pas d’un “classique” au sens strict : c’est un vélo artisanal, assemblé à la demande.

Je l’ai récupéré chez une dame à qui son père l’avait offert. À l’époque, il était monté en triple plateau Huret avec une selle “femme”. J’ai donc retiré les dérailleurs Huret et remplacé la selle.

J’ai remplacé les dérailleurs par des Campagnolo Super Record — et ce n’était pas une hérésie : les manettes Super Record étaient déjà en place, ce qui laissait clairement entendre que le vélo avait été, à l’origine, pensé dans cet esprit.

Le pédalier est un Stronglight Spidel 109, avec un plateau aéro en 53. J’aime beaucoup l’ensemble leviers + étriers Weinmann Carrera 400 : je trouve que ça a un style incroyable et que ça colle parfaitement au vélo.

Les roues, au départ, étaient des Mavic à pneus sur moyeux Spidel : belles, mais pas assez “racées” pour une utilisation course. J’ai donc roulé avec des roues que j’ai empruntées à ma maman — et au final, c’est devenu un montage qui me plaît énormément.

Comme je le détaille dans mon article, j’ai monté des Michelin Power Cup avec chambres à air TPU : le rendement est tout simplement époustouflant.

Pour la position, j’ai choisi un cintre Philippe Professional et une potence Atax en 60 mm, qui me permet d’avoir une position très agressive. La tige de selle est une Shimano AX aéro. Côté selle, j’ai une Bassano : ce n’est pas la plus légère, mais elle me convient très bien, et je trouve qu’elle va parfaitement avec la ligne du vélo.


Cycles Raymond